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Bilan des marchés du 4 juillet 2022

Actualités financières

Nous vous proposons de découvrir un nouveau bilan des marchés de la semaine passée, rédigé par Vincent BARBIER, gérant de Proximité Courtage et du Groupement Proximité Partenaires Conseils.

Fin de semestre en berne pour les marchés

Le 1er semestre 2022 s’est achevé par une semaine encore bien difficile pour les marchés financiers, toujours fragilisés par la perspective d’une politique monétaire d’austérité ayant pour objectif de freiner l’inflation au risque, de plus en plus persistant, de faire rentrer l’économie mondiale en récession.

La bourse de Paris termine sous les 6000 points en retrait de 2,34%. Aux US, le S&P 500 a baissé de 2,21% et le Nasdaq de 4,13%.
Le recul des indices boursiers sur ces six premiers mois est presque historique : le S&P 500 affiche un recul de 19,74% sur le semestre, le Nasdaq, à forte corrélation technologique, s’est, quant à lui, effondré de quasi 30% soit tout simplement son pire début d’année depuis 1970.
Les places européennes ont un peu mieux résisté : le Stoxx 50 recule de 10%, mais le CAC 40 encaisse une chute significative de 18% marquant l’une des plus mauvaises performances de son histoire pour cette période. 

« Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir »

Il semble bien loin le temps où les indices battaient, de semaine en semaine, des records de valorisation et où il fallait être inventif pour évoquer l’évolution des cours de bourse tant rien ne semblait arrêter la spirale ascensionniste des marchés. Pourtant l’histoire l’a toujours démontré : les arbres ne montent pas jusqu’au ciel et les signes de surchauffe de l’économie étaient visibles bien avant le début de l’année.

Pour les lecteurs les plus assidus, il ne vous aura pas échappé que nous avions fait part de nos craintes dans la newsletter du bilan de fin d’année 2021 en alertant sur le dérapage incontrôlé de l’inflation et de ces conséquences.

Extrait
« Le principal risque est bien connu : il s’agit de l’inflation, au plus haut depuis 30 ans, à près de 5% sur un an faisant basculer les marchés dorénavant dans un nouveau paradigme qui met fin à l’ère de l’orthodoxie monétaire. Si l’on observe sur les trente dernières années, la corrélation entre les taux à long terme et les cours des actions, on constate que la hausse des taux provoquée par l’accélération de l’inflation n’avait pas bénéficié aux marchés des actions et du crédit. On peut donc légitimement imaginer que les hausses de taux prévues en 2022 pourraient impacter négativement les cours de bourse. »

Bien entendu l’histoire ne retiendra pas qu’un courtier de province ne semblait pas partager l’optimisme ambiant des acteurs du marché, drogués au crédit gratuit et utilisé pour spéculer et faire grimper artificiellement les cours, en particulier celui du secteur des valeurs technologiques.
 
Je prends souvent comme exemple Tesla dont le cours de bourse s’est envolé de 650% en 2020 dépassant le milliard de dollars de capitalisation avec une valorisation plus chère que tous les constructeurs réunis en ayant vendu cette même année 20 fois moins de véhicules que Toyota !
 
Pour donner une idée de comparaison, LVMH, première capitalisation du CAC 40, qui avait réalisé plus de 44 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2020 et un profit net de près de 5 milliards valait un tiers de moins : 335 milliards d’euros.
Le cours de l’action Tesla a fondu de moitié depuis le début de l’année …

La prise de conscience tardive des banquiers centraux pour lutter contre l’inflation a plombé les bourses mondiales. Ils ont d’ailleurs reconnu mercredi dernier, à Sintra, à l’occasion du forum de la Banque Centrale Européenne qu’ils s’étaient trompés dans leur appréhension du phénomène.
À cela s’est ajoutée l’invasion russe en Ukraine et ses conséquences sur l’énergie ainsi que la politique chinoise, seule à avoir considéré que le COVID-19 n’avait pas disparu des radars, appliquant une politique zéro COVID-19 compliquant les chaînes d’approvisionnement.
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Malgré ce contexte difficile, on ne parle pas de krach boursier, mais plutôt d’une nette correction avec un retour à des multiples de valorisation plus rationnels. La transmission à l’économie réelle n’est pour le moment pas d’actualité et les entreprises ont d’autres préoccupations : elles bénéficient de carnets de commandes remplis, mais, ont des difficultés à se procurer les matières premières dont elles ont besoin à des prix acceptables. Il manque du personnel dans tous les secteurs, de quoi rester optimiste, mais tout aussi vigilant.

Pour tout renseignement complémentaire, contactez un conseiller.

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