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Bilan des marchés du 24 octobre 2022

Actualités financières

Nous vous proposons de découvrir un nouveau bilan des marchés de la semaine passée, rédigé par Vincent BARBIER, gérant de Proximité Courtage et du Groupement Proximité Partenaires Conseils.

L'espoir de la fin de l'austérité monétaire


Cette semaine les publications de la saison des résultats pour le troisième trimestre ont été plutôt bien accueillies stimulant les achats à bon compte sur des valeurs qui ont subi des coups de rabots importants depuis le début de l’année mais les inquiétudes sur l’environnement économique restent vives. 

Le CAC 40 gagne 1,47%, l’Euro Stoxx 50 progresse de 2,81 %. Aux États-Unis les indices ont fortement rebondi, le Dow Jones s’offre 4,89% de hausse et le Nasdaq se valorise de 5,22%.

Les craintes des investisseurs se cristallisent toujours autour du même sujet de l’inflation et de ses répercussions sur le resserrement monétaire qui pousse les rendements obligataires à des niveaux historiques.

Le rendement de l’emprunt américain à 10 ans est passé cette année de 1,40 % à 4,21 %, du jamais vu depuis la crise financière de 2008.

Le taux des OAT françaises a franchi cette semaine le seuil des 3 % pour un montant de créance qui devrait atteindre très prochainement la barre 3.000 milliards d’euros augmentant ainsi la charge de la dette à 51,7 milliards d’euros pour 2023.

La BCE dont l’objectif est de stabiliser l’inflation à 2 % (elle était de 10 % en septembre) devrait annoncer sans surprise jeudi prochain lors de la réunion du conseil des gouverneurs une nouvelle hausse de 0,75 point des taux directeurs, en attendant probablement une dernière hausse annuelle le 15 décembre.

Aux États-Unis, la persistance de l’inflation dopée par un marché de l’emploi toujours vigoureux prévoit des anticipations de taux directeur qui pourraient atteindre 5 %, ce cycle de hausse des taux entamé par la Fed en début d’année est historique par son ampleur et par sa rapidité.

En fin de semaine une bonne nouvelle venant du Wall Street Journal est venue limiter la baisse des indices boursiers, l’article rapporte que certains banquiers centraux américains s’inquiéteraient des conséquences sur l’économie d’une remontée excessive des taux.

La Fed pourrait envisager de relever ses taux de seulement 50 points de base en décembre et de faire une pause pour l’année prochaine en observant le comportement de l’activité économique.

La géopolitique a été dominée cette semaine par la démission de Liz Truss après seulement 44 jours passés à la tête du gouvernement britannique, ce qui lui vaut de détenir le triste record du plus court mandat au poste de Premier Ministre.

Durant les 45 jours au pouvoir de Liz Truss, la Livre Sterling a chuté à son plus bas historique (1,0350 dollar), la Bourse de Londres a perdu 5 % et le taux de l’obligation à 10 ans a bondi de 3,09 % à 3,90 %.

Enfin, à 69 ans, le camarade Xi Jinping a été réélu pour son troisième sacre à la tête de la deuxième puissance économique mondiale. Il met fin à trois décennies de transition (encadrée) du pouvoir en Chine renforçant davantage sa place dans l’histoire du Parti.

Point sur notre fonds Panorama Patrimoine

Les perspectives économiques incertaines du fait du contexte inflationniste nous incitent à adopter un positionnement prudent au sein du portefeuille depuis déjà de nombreux mois. 

Toutefois, ces inquiétudes permettent également de faire émerger des opportunités. Ainsi, dans un contexte de valorisations historiquement attractives et de perspectives d’annonces de résultats favorables pour les entreprises du secteur, nous avons renforcé notre exposition aux sociétés foncières de la zone euro (+1%). Par ailleurs, le risque de persistance des tensions inflationnistes nous incite à renforcer notre exposition aux obligations indexées à l’inflation (+1%) tout en réduisant notre exposition aux obligations d’État de la zone Euro (-2,5%). 

Le fonds Panorama Patrimoine affiche une performance stable sur la semaine. Le portefeuille a bénéficié de l’appréciation des actions des pays développés, notamment du rebond de secteurs tels que les banques et les sociétés foncières. Nos couvertures obligataires ont également contribué positivement tandis que les tensions sur les marchés émergents (actions et obligations) dans un contexte d’ouverture du congrès du parti communiste chinois, ont pesé sur la performance du portefeuille. Le fonds affiche une performance 2022 de -10,41% (au 19/10) avec une exposition actions stable à 21% (au 24/10).

Source : Meeschaert au 24/10/2022

Au cœur d’un été marqué par des phénomènes climatiques extrêmes (incendie, sècheresse), l’Homme a prélevé plus de ressource que la Terre ne peut en régénérer durant une année. Le 28/07/2022, marque le jour du dépassement. 

Aujourd’hui, il faudrait 1.75 ans à la Terre pour satisfaire la consommation humaine.

Dans ce contexte, les appels à la sobriété, à la réduction de la consommation sont nombreux. Même si la « décroissance » contribuerait à réduire de facto les émissions de CO2. Il semble surtout nécessaire de modifier les habitudes de consommation et encore plus les modes de production.

Face à ce défi, l’économie circulaire pourrait contribuer à limiter l’empreinte de l’homme sur la planète. Selon la définition du ministère de l’écologie, l’économie circulaire consiste à produire des biens et des services de manière durable en limitant la consommation et le gaspillage des ressources et la production des déchets. Il s’agit de passer d’une société du tout jetable à un modèle économique circulaire. En France, la transition vers une économie circulaire est reconnue officiellement comme l’un des objectifs de la transition énergétique et écologique et comme l’un des engagements du développement durable.

L’économie circulaire est génératrice d’activité, d’emploi et d’opportunité. À titre d’exemple ces derniers mois, de nombreuses entreprises s’intéressent au marché de la seconde main, d’autres mettent en avant leur capacité à réparer leur produit en cas de panne. Ces éléments montrent un changement de paradigme. Certes la production de biens va baisser, mais de nouvelles opportunités de services vont apparaitre. Cette transition de production de biens à bas coûts vers une « production locale » de services de réparation ou de recyclage, aura bien entendu un impact sur les prix. C’est pour cela que nous pensons que l’inflation au cours des prochaines années sera durablement (sans jeu de mots) plus élevée que celle observée depuis la crise financière de 2008.

Au sein de votre portefeuille Proximité Rendement Durable, l’économie circulaire fait partie intégrante de nos convictions. Nous veillons à sélectionner des investissements qui permettent de financer les acteurs mondiaux de la transition. A titre d’exemple, parmi les fonds que nous avons sélectionnés, certains investissent entre autres dans les secteurs de la gestion des déchets, le recyclage et la valorisation des déchets ou le recyclage des métaux industriels et précieux.

Proximité Rendement Durable a été lancé en mai 2022.  Source : Meeschaert AM au  24/10/2022

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