Enfin des mauvaises nouvelles !
Non, vous n’avez pas mal lu. Cette semaine, c’est un rapport d’emploi décevant qui a propulsé Wall Street vers sa meilleure performance hebdomadaire depuis deux mois. Le dollar a reculé, l’or a brillé, les obligations ont été recherchées.
Les lecteurs assidus le savent, une mauvaise nouvelle macroéconomique peut cacher en réalité une bonne nouvelle. Lorsque le marché de l’emploi de la première économie mondiale recule, cela laisse entrevoir une politique monétaire moins restrictive ou plus accommodante, comme certains préfèrent le dire. Un pléonasme que nos amis économistes nous pardonneront.
Retenez simplement ceci, quand l’emploi recule, la Fed desserre l’étau. Quand la Fed desserre l’étau, l’argent coûte moins cher. Et quand l’argent coûte moins cher, les marchés adorent ça !
57 000 emplois, les banquiers centraux ont pris note
57 000 postes créés en juin, contre 110 000 attendus, soit à peine la moitié des prévisions. « La plus faible progression depuis quatre mois », selon John Plassard de Cité Gestion. Les mois précédents ont également été révisés à la baisse, 74 000 emplois de moins sur avril et mai combinés. Une nuance toutefois : le taux de chômage recule de 4,3 % à 4,2 %. Un rapport « difficile à interpréter », selon l’analyste Bret Kenwell, mais dont le message pour les marchés fut immédiat : la probabilité d’une hausse de taux en septembre est tombée de 50 % à quasiment zéro en l’espace d’une seule publication.
Et ce signal ne pouvait pas mieux tomber. Car pendant que ces chiffres décevants s’affichaient sur les écrans des salles de marché, les grands banquiers centraux du globe se retrouvaient précisément à Sintra, au Portugal, pour le forum annuel de la BCE. Kevin Warsh, le nouveau banquier le plus important au monde y faisait sa première grande apparition internationale, aux côtés de Christine Lagarde.
Son message : « Le choc lié à l’IA provoque un boom des dépenses d’investissement, il nous revient de déterminer si c’est inflationniste ou non. » Une manière élégante de dire qu’il n’a pas encore tranché. Le NFP (qui n’est pas l’acronyme d’un nouveau parti de gauche français, mais le rapport mensuel de l’emploi américain bien loin d’un pléonasme …) décevant de jeudi lui a peut-être fourni un début de réponse. Il a désormais quatre semaines pour décider, rendez-vous à la prochaine réunion de la Réserve fédérale américaine les 28 et 29 juillet prochain.
Publié le 03/07/2026 à 23:00
Source : https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/la-vieille-economie-essaie-de-se-rebeller-ce7f5edada88fe24
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