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Actualités financières au 4 mai 2026

127 dollars, et alors ?

La semaine dernière, on vous expliquait que Wall Street roulait au supercarburant IA malgré la guerre. Cette semaine, on monte d’un cran : le baril frôle 127 dollars, la Fed affiche ses divisions internes les plus profondes depuis 1992 tout en maintenant ses taux, et pourtant, le S&P 500 et le Nasdaq signent leur meilleur mois depuis 2020.

L'Iran : le blocus s'installe dans la durée

Trump a rejeté la proposition iranienne, la jugeant « insuffisante ». On ne voit pas très bien comment les deux camps vont pouvoir trouver un terrain d’entente tellement les positions semblent inconciliables.

D’un côté, Téhéran, inspiré, bien malgré lui, par ses adversaires, a trouvé une nouvelle source de revenus : un droit de passage dans le détroit, gratuit pour les amis, payant pour les ennemis. De l’autre, Washington réclame son bon de livraison : les 450 kilos d’uranium enrichi, le trésor qui a déclenché toute cette affaire. Une commande qui a déjà coûté entre 28 et 35 milliards de dollars.

Les banques centrales : statuquo, mais ambiance électrique

La Fed a maintenu ses taux dans la fourchette de 3,5 % à 3,75 % : sans surprise. Ce qui l’est davantage, c’est le vote : 8 contre 4, le plus divisé depuis 1992. D’un côté les « faucons » qui veulent monter les taux face à l’inflation énergétique, de l’autre une « colombe » égarée qui réclame une baisse immédiate. Jerome Powell, lui, a tenu la barre pour la dernière fois. Son mandat s’achève le 15 mai mais en annonçant qu’il resterait au conseil de la Fed pour protéger l’institution de toute ingérence politique, Powell a offert à Trump le cadeau d’adieu le moins attendu : sa présence prolongée. Le champagne peut attendre !

Dans son sillage, la BCE et la Bank of England ont également maintenu leurs taux inchangés. Trois grandes banques centrales, trois statuquos et une conviction commune : tant que le pétrole flambe et que le détroit d’Ormuz reste fermé, personne ne baissera ses taux. La patience s’impose, même aux banquiers centraux.

Les Magnifiques : l'IA passe à la caisse

Mercredi 29 avril quatre des cinq plus grandes capitalisations mondiales publiaient leurs résultats le même jour. Le verdict est sans appel : Microsoft, Amazon, Alphabet, Meta et Apple ont toutes dépassé les attentes, parfois largement.

Alphabet impressionne le plus : BPA à 5,11 dollars contre 2,63 attendus, Google Cloud en hausse de 63 %. Amazon affiche sa plus forte croissance d’AWS (division cloud) depuis quinze trimestres. Apple couronne le tout avec 111,2 milliards de revenus et un programme de rachat d’actions de 100 milliards de dollars.

Le chiffre qui donne le vertige : 130 milliards de dollars d’investissement dans l’IA en un seul trimestre en hausse de 71 % sur un an. Les marchés attendent désormais le retour sur investissement. Pour l’instant, les fondamentaux tiennent. Et quand les fondamentaux tiennent, les marchés tiennent, y compris avec un baril à 127 dollars qui n’est qu’une question de patience.

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