Trump ne dupe plus les marchés
Alors que le conflit entre dans sa cinquième semaine, bien malin celui ou celle qui peut en prédire l’issue.
À écouter Donald Trump, l’affaire serait presque réglée. Une question de jours, peut-être même d’heures et, comme il est gentil, il a re re décalé sa menace de frapper les infrastructures énergétiques iraniennes.
Sur le terrain, l’histoire est un peu différente… Près de 50 000 Marines américaines ont bouclé leur paquetage, s’apprêtant à rejouer le bourbier vietnamien à la recherche du trésor d’Alibaba, 450 kilos d’uranium enrichi.
Pas vraiment le signe d’une guerre qui se termine. Plutôt celui d’une guerre qui pourrait changer de dimension.
Quant aux négociations, elles avancent… suffisamment pour être rejetées.
Téhéran a balayé le plan américain en 15 points, réclamant au passage des compensations financières et la reconnaissance de sa souveraineté sur le détroit d’Ormuz.
Bref, entre les mots et les faits, il y a un monde.
En effet, le président américain semble avoir intégré que le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui, une réalité que les Iraniens, eux, ont parfaitement comprise.
Alors, pour tenter de reprendre la main, le président américain s’emploie à faire redescendre la température des marchés… à coups de tweets.
Et jusqu’ici, il faut bien reconnaître que cela a plutôt bien fonctionné.
Lundi dernier en est une illustration presque caricaturale, en plein échange avec un gérant, nous constations un marché mal orienté.
12h06 un regard sur mon écran… et tout bascule. Les taux fléchissent brutalement, les actions passent dans le vert et le Brent repasse sous les 100 dollars.
Un mouvement aussi soudain que violent.
La raison ?
Un tweet évoquant des discussions en vue d’une résolution du conflit au Moyen-Orient.
En quelques secondes, les marchés avaient changé de scénario, comme si un tweet pouvait encore suffire à réécrire la réalité.
Mais la réalité, justement, a vite repris ses droits.
Depuis, les marchés ont corrigé cet excès d’optimisme.
Le Brent a de nouveau franchi la barre des 110 dollars et les taux longs continuent de grimper, atteignant des niveaux de plus en plus inconfortables.
Même les métaux précieux : le “métal jaune”, censé servir de refuge, décroche, avec une baisse de près de 13% sur un mois.
Comme si plus rien ne protégeait vraiment.
Et du côté de Wall Street, habituellement si prompt à accompagner Donald Trump, le ton a changé. Les écrans virent au rouge. Les trois grands indices américains enchaînent une cinquième semaine consécutive de baisse, une série inédite depuis près de quatre ans.
Le signal le plus clair vient peut-être d’ailleurs, le taux à 10 ans américain s’est encore tendu, atteignant 4,48%, les investisseurs exigent désormais une rémunération plus élevée pour prêter dans un environnement où le risque inflationniste refait surface.
Car derrière le conflit, il y a aussi une facture de près de 30 milliards de dollars par mois pour les États-Unis.
Le pire n’est jamais certain et une désescalade réelle pourra inverser la dynamique. Néanmoins, un tweet ne suffira plus à rassurer. Les marchés ont longtemps cru aux mots. Aujourd’hui, ils attendent des preuves.
Publié le 27/03/2026 à 23:00
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