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Actualités financières au 20 juillet 2026

L'Iran s'enflamme, les puces fondent

La semaine dernière a été placée sous le signe du feu. Pendant que les flammes ravageaient la forêt de Fontainebleau, deux autres brasiers embrasaient simultanément les marchés financiers. Celui du Proche-Orient d’abord : le conflit reprend de plus belle, les frappes s’intensifient, Téhéran menace d’une « offensive totale » provoquant un retour de flamme sur le Brent qui a clôturé vendredi à 88,10 dollars en hausse de 4.60% sur une séance.

Celui du secteur des semi-conducteurs enfin, l’indice Philadelphia Semiconductor s’effondre de 8,5 % en une semaine, sa plus forte chute depuis mars 2025. Son icône, Nvidia, a perdu près de 1 000 milliards de dollars de capitalisation depuis son pic de mai, soit l’équivalent de LVMH, Hermès et L’Oréal réunis, partis en fumée en quelques semaines.

Proche-Orient : le retour de flamme

Lundi 13 juillet, les États-Unis reprenaient leur blocus naval, faisant bondir le Brent de 9,59 % en une séance. Téhéran répondait en frappant des installations militaires américaines. Les infrastructures civiles iraniennes ne sont plus épargnées. L’accord de Versailles aura duré moins de quatre semaines.

Le timing est particulièrement cruel. Car le lendemain, indépendamment des couleurs qui illuminaient le ciel de Paris, ce sont les chiffres de l’inflation américaine qui ont fait briller les yeux des investisseurs. Le CPI tombait à 3,5 % en juin, contre 4,2 % en mai et 3,8 % attendus par le consensus. La baisse mensuelle de 0,4 % est la plus forte depuis avril 2020, portée par un recul de l’énergie de 5,7 % et de l’essence de 9,7 %. Les marchés ont immédiatement intégré le message : la probabilité d’un statu quo de la Fed le 28 juillet est montée à 93 %.

Mais le feu ne s’éteint pas aussi facilement. Quarante-huit heures plus tard, le Brent clôturait à 88,10 dollars : +4,60 % sur la séance. La schizophrénie des marchés dans toute sa splendeur : on fête la baisse de l’inflation le mardi, on regarde le pétrole repartir le jeudi. Car si la baisse du CPI venait entièrement de l’énergie et que l’énergie repart à la hausse, les chiffres de juillet risquent fort de raconter une tout autre histoire. Kevin Warsh, qui entrevoyait peut-être une fenêtre pour souffler, vient de la voir se refermer.

 

La semaine prochaine s’annonce assez dense. En Europe, on suivra de près les publications des résultats de TotalEnergies et BNP Paribas, qui permettront de mesurer l’impact réel du conflit iranien sur l’économie réelle. Aux États-Unis, Alphabet, Tesla, Intel et Philip Morris prendront le relai. Jeudi, la BCE rendra son verdict sur les taux : un statu quo très probable, mais le ton de Christine Lagarde dans un contexte de pétrole à 88 dollars sera scruté à la loupe.

Bonne semaine à toutes et à tous ! et gardez un œil sur le détroit d'Ormuz.

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