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Actualités financières au 11 mai 2026

Ormuz ouvert du lundi au mercredi

La semaine dernière, le détroit d’Ormuz a adopté les horaires d’une boulangerie de village : ouvert du lundi au mercredi, fermé le week-end. Derrière ce panneau pourtant, c’est 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole qui circule, ou pas.

En attendant, les hyperscalers(1), eux, sont ouverts 24h/24, leurs data centers tournent à plein régime pour alimenter une IA qui, quelque part dans le monde est toujours prompte à vous fournir une image déformée de votre collègue ou une recette de veau Marengo.

Les marchés ont donc tranché : ils préfèrent l’IA au pétrole. Wall Street leur donne raison et cette semaine encore, les chiffres le confirment.

Iran : l'espoir du lundi, le doute du vendredi

Avant même que les marchés pétroliers n’ouvrent leurs yeux lundi matin, Donald Trump avait déjà appuyé sur la gâchette. Le dimanche 3 au soir n’ayant toujours pas trouvé comment récupérer ses 450 kilos d’uranium enrichi par voie diplomatique, il a sorti une nouvelle carte de sa manche : le « Project Freedom » — un dispositif prévoyant l’escorte militaire des tankers dans le détroit d’Ormuz. Annoncé quelques heures avant l’ouverture des marchés sur Truth Social, l’effet est immédiat : le WTI dégringole de 110 à 99,25 dollars.

Opération boursière réussie pour Donald et peut-être pour son entourage. Le Wall Street Journal révèle en effet que les fils du président se sont empressés d’investir dans une entreprise de drones espérant décrocher une partie d’un contrat militaire de 1,1 milliard de dollars juste avant l’opération Epic furie.

Dans la nouvelle Amérique de Trump, on appelle ça faire des affaires !

Mais les jours qui ont suivi ont vite tempéré l’enthousiasme. En fin de semaine, l’Iran a mis en doute le sérieux de la diplomatie américaine, sans communiquer sur sa réponse à la dernière proposition de Washington. Le détroit reste fermé, le Brent est resté au-dessus des 100 dollars.

Pendant ce temps, dans un autre monde...

Et pendant que le détroit d’Ormuz jouait aux montagnes russes, l’IA, elle, continuait tranquillement son chemin. Les chiffres sont stratosphériques : les cinq grands hyperscalers — Amazon, Microsoft, Alphabet, Meta et Oracle — devraient dépenser 750 milliards de dollars en infrastructures en 2026, Pour donner un ordre de grandeur : c’est l’équivalent du PIB de l’Arabie Saoudite.

L’indice Philadelphia Semiconductor, le baromètre du secteur, affiche +38,7 % depuis janvier. Les ETF semi-conducteurs ont enregistré un record de collecte en avril avec 5,5 milliards de dollars en un seul mois.

L’IA ne profite pas qu’à la Silicon Valley. STMicroelectronics, fleuron européen des semi-conducteurs, en est la preuve éclatante : depuis notre recommandation de mars dernier, le titre affiche près de 125 % de performance. Une conviction que nous avons portée pour 15 millions d’actifs conseillés auprès de nos clients.

Les chiffres emploi Américain, la surprise de la semaine

Vendredi dernier, le Bureau of Labor Statistics a publié les chiffres de l’emploi américain pour avril et ce fut une belle surprise. La première économie mondiale a créé 115 000 emplois contre 62 000 attendus, soit près du double des attentes. Le taux de chômage reste stable à 4,3 %. De quoi conforter la Fed dans son attentisme : pas de baisse de taux en vue.

Il faut toutefois nuancer ces chiffres : ils reflètent une économie d’avant-guerre. Les effets d’un baril au-dessus des 100 dollars et d’un détroit toujours fermé mettent plusieurs mois avant de se diffuser dans l’emploi et la consommation. Le rapport de mai sera bien plus instructif et potentiellement moins rassurant.

Pour tout renseignement complémentaire, contactez un conseiller.

DISCLAIMERS

(1) Les hyperscalers sont les grands fournisseurs de services cloud et de cloud computing qui favorisent la croissance du big data et du cloud computing. Pour une information complète sur la stratégie du support et l’ensemble des frais et risques, nous vous remercions de prendre connaissance du DIC disponible en suivant les liens (survol sur le nom des fonds), et sur simple demande auprès de notre siège. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Risque de perte en capital. Avant tout investissement, il est fortement conseillé à tout investisseur, de procéder, sans se fonder exclusivement sur les informations fournies dans cette newsletter, à l’analyse de sa situation personnelle ainsi qu’à l’analyse des avantages et des risques afin de déterminer le montant qu’il est raisonnable d’investir. Les informations contenues dans cette newsletter sont arrêtées en date de publication de celle-ci et ne sont donc pas valables dans le temps.
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