Wall Street roule au supercarburant IA
Cette semaine, le conflit en Iran a connu un nouveau rebondissement. Trump semble avoir rangé sa rhétorique de destruction massive au placard prenant conscience (oui cela peut arriver) que de menacer de rayer une civilisation de la carte, c’est spectaculaire, mais ça coûte cher et ça fait désordre sur Foxnews.
Le président américain et son conseiller le plus influent, lui-même, ont adopté la stratégie de l’asphyxie économique en copiant purement et simplement la méthode iranienne. L’Iran avait fermé le détroit pour priver le monde de pétrole, Washington a répondu en bloquant les ports iraniens pour priver l’Iran de ses revenus. Blocus contre blocus. Sauf que, dans ce duel, l’un des deux camps exporte 12,9 millions de barils par jour pendant que l’autre perd 500 millions de dollars par jour (chiffre avancé par le camp américain).
Ce qui rend la stratégie particulièrement cynique et efficace, c’est qu’elle profite directement aux États-Unis. Depuis la révolution du shale oil, les Américains sont devenus exportateurs nets de pétrole en 2019, un renversement historique après des décennies de dépendance au Golfe. Et la crise actuelle ne fait qu’accélérer la machine : la semaine dernière, les exportations de pétrole brut américain ont atteint 5,2 millions de barils par jour, un record en sept mois. Au total, exportations de brut et produits pétroliers confondus, ce sont 12,9 millions de barils par jour qui ont quitté les côtes américaines, pendant que la Grèce, le Japon, la France, l’Allemagne et la Corée du Sud se ruaient sur le brut texan pour compenser le vide laissé par le Golfe.
Pendant ce temps, la vague IA déferle, imperturbable, indifférente aux détroits fermés et aux ultimatums présidentiels. Intel en est l’illustration parfaite : 13,6 milliards de dollars de chiffre d’affaires, BPA à 0,29 dollar contre 1 centime attendu, et une division Data Center & AI qui explose les prévisions.
Une parenthèse pour ceux d’entre vous qui m’interpellent et je vous en remercie, pour me dire : « Je lis régulièrement votre newsletter, c’est intéressant, même si parfois je ne comprends pas tout. » Donc un peu de pédagogie financière.
Le BPA, c’est le bénéfice que génère chaque action. Les analystes tablaient sur 1 centime soit à peu près le prix d’un bonbon. Intel en a livré 29.
C’est un peu comme commander une entrée et recevoir un menu gastronomique complet !
Cette performance n’est pas isolée, elle s’inscrit dans une dynamique qui n’en finit pas de creuser l’écart entre les deux rives de l’Atlantique. Le Nasdaq bat un nouveau record historique et affiche +6 % depuis le début de l’année. Dans son sillage, l’indice phare de Wall Street, le S&P 500, progresse de +4,3 %. De l’autre côté de l’Atlantique, le tableau est nettement moins flatteur : le CAC 40 grappille péniblement +1 % depuis janvier, l’Euro Stoxx 50 +1,4 %. Les indices américains caracolent sur leurs pics historiques pendant que les indices européens restent 3 à 5 % sous leurs niveaux d’avant-guerre iranienne.
Deux bourses, deux vitesses, deux mondes.
La semaine prochaine s’annonce comme l’une des plus intenses de l’année, cinq des Sept Magnifiques (Amazon, Alphabet, Microsoft, Meta, Apple) publieront leurs résultats, soit près de 25 % de la capitalisation du S&P 500 en quelques heures. En toile de fond, la Fed et la BCE rendront leurs verdicts sur les taux, deux décisions qui, dans un contexte d’inflation énergétique persistante, seront scrutées à la loupe.
Publié le 24/04/2026 à 23:00
Source: https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/un-marche-a-deux-vitesses-ce7f59dfd188f021
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