Comme si rien ne s'était passé
Les indices boursiers ont quasiment retrouvé leur niveau d’avant-guerre et le S&P 500 comme le Nasdaq ont même franchi de nouveaux records historiques, dépassant respectivement les 7 000 et les 24 000 points. Comme si finalement rien ne s’était passé, comme si six semaines de conflit, 1 500 morts, un détroit fermé et un baril à 117 dollars n’avaient été qu’une mauvaise parenthèse.
La leçon à en tirer, c’est que les marchés ont une nouvelle fois démontré leur capacité à résister aux vents contraires. L’histoire récente nous l’enseigne pourtant à chaque crise.
En 2018, la guerre commerciale 1.0 de Trump avec la Chine plongeait le S&P 500 de près de 20 % en moins de 100 jours, le pire mois de décembre depuis la Grande Dépression. L’année suivante, il bondissait de 29 %.
En mars 2020, un virus confinait près de 4 milliards de personnes pendant 8 semaines. Le S&P 500 s’effondrait de 34 % en 33 jours. Cinq mois plus tard, il battait ses records d’avant crise.
En février 2022, l’invasion de l’Ukraine nous replongeait dans les sombres heures du vieux Continent. Mais les bruits de bottes ont moins résonné que la cloche de clôture de Wall Street. Les marchés digéraient le choc en quelques semaines.
Cela nous apprend, si tant est qu’il faille le rappeler, qu’il est nécessaire de conserver son sang-froid dans les périodes de fortes turbulences, et les chiffres le démontrent de manière spectaculaire.
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L'espoir comme carburant
La semaine aura été placée sous le signe de l’optimisme diplomatique fragile, volatile, mais suffisant pour propulser les marchés vers de nouveaux sommets.
Côté géopolitique, les négociations entre Washington et Téhéran ont repris leurs droits après l’échec du week-end précédent. Trump a multiplié les déclarations volontaristes, évoquant un accord « très proche », tandis qu’Israël et le Liban acceptaient d’entamer des pourparlers directs, une première. Le détroit d’Ormuz a même brièvement rouvert vendredi, provoquant un plongeon du baril de Brent sous les 91 dollars et un rallye immédiat sur les marchés. Stellantis +6,40%, Safran +5,7 %, Hermès +5,2 %, Airbus +4,5 %, BNP Paribas +4,2 %.
La saison des résultats a fourni le deuxième moteur de la semaine. Les grandes banques américaines, telles que Goldman Sachs, JPMorgan, Citigroup, Bank of America, ont toutes dépassé les attentes, portées par des revenus de trading records que la volatilité géopolitique a paradoxalement dopés. Netflix a créé la surprise avec un BPA en hausse de 55 % au-dessus des prévisions. Du côté du luxe français, Hermès a surperformé (+7,2 % de croissance organique), quand LVMH et Kering affichaient des résultats plus contrastés.
La semaine prochaine continuera d’être animée par la géopolitique, les pourparlers entre Washington et Téhéran se poursuivront dans un contexte de cessez-le-feu qui reste fragile, tant les positions sur les sujets de fond demeurent éloignées.
L’enrichissement de l’uranium, le contrôle du détroit d’Ormuz et la levée des sanctions constituent autant de lignes rouges que ni l’un ni l’autre camp ne semble prêt à franchir.
Sur le front des entreprises, une quinzaine de pensionnaires du CAC 40 feront le point sur leur activité à fin mars. Le jeudi 23 avril sera la journée la plus chargée, avec notamment Orange, Renault, Vinci et Safran.
Outre-Atlantique, la saison des résultats continue de battre son plein avec Tesla, Intel, American Express, UnitedHealth et RTX Corporation. Autant de publications qui viendront confirmer ou infirmer la remarquable résilience des entreprises américaines face au choc iranien.
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