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Actualités financières au 26 janvier 2026

Le shérif ne fait plus peur

En début de semaine, les marchés ont donné l’impression d’un organisme en hypothermie, traversé par des accès de fièvre autour d’un sujet pourtant glacial.

À la manœuvre, l’omniprésent Donald Trump, qui semble avoir rangé son jeu de bataille navale pour se concentrer sur l’obtention d’un petit bout de glace.

On peut tout de même s’étonner qu’un territoire de moins de 60 000 habitants, à peine plus qu’une ville moyenne de province, ait réussi à cristalliser les tensions entre les États-Unis et l’Europe… et, par ricochet, à mettre les marchés mondiaux en apnée. Le Groenland, immense par sa surface, mais marginal par son poids économique, s’est ainsi retrouvé au cœur du jeu diplomatique mondial.

Fidèle à lui-même, Donald Trump a sorti les muscles et les armes commerciales pour assouvir une ambition d’extension territoriale.

La méthode est désormais bien connue : menaces de droits de douane, mises en scène par la confidence d’un échange supposé avec le président français qui finit par faire allégeance au président américain.

Contrairement à l’été dernier, où l’Union européenne avait accepté une hausse des droits de douane renforçant l’idée que la stratégie de la menace finissait par payer, les Européens ont, cette fois-ci, choisi de ne pas succomber au chantage.

 

Ce changement d’attitude s’est illustré par un refus assumé, notamment celui d’Emmanuel Macron, de rejoindre le nouveau Conseil pour la paix proposée par Washington.

Une “insolence” qui n’a manifestement pas été du goût de Donald Trump. Refuser de participer à ce qui s’apparentait davantage à une refonte de l’ONU en ONT (Organisation des Nations Trumpsistes) a suffi à faire rougir de colère le président américain.

Il faut dire que les statuts de cette ONT ont le mérite d’être particulièrement concis.

Avec un droit d’entrée fixé à un milliard de dollars, l’initiative ne relève manifestement pas de l’association loi 1901. La gouvernance est, elle aussi, limpide : Donald Trump décide de tout, sans autre limitation de mandat que sa propre démission.

La réponse américaine ne s’est pas fait attendre. Dans la foulée, Donald Trump a dégainé une nouvelle salve de droits de douane, brandissant des taxes punitives pouvant atteindre 200 % sur les vins et champagnes français, en réaction directe au refus d’Emmanuel Macron.

Cette escalade commerciale a toutefois provoqué un effet inattendu : loin de céder, l’Europe a durci le ton.

 

Pour la première fois, l’Union européenne a menacé de revenir sur l’accord tarifaire de l’été dernier, rompant avec sa posture habituellement conciliante.

En filigrane, un autre levier, beaucoup plus sensible pour Washington, a commencé à émerger. Sans annonce officielle, plusieurs investisseurs institutionnels européens ont laissé entendre qu’une réduction de leur exposition aux bons du Trésor américain pouvait être envisagée en cas d’escalade durable.

Cette hypothèse a gagné en crédibilité lorsqu’un signal concret est apparu. Le fonds de pension danois Akademiker Pension a ainsi annoncé la cession d’environ 100 millions de dollars de Treasuries. Officiellement, la décision est motivée par des inquiétudes liées à la gestion des finances publiques américaines.

Mais le calendrier de cette annonce, intervenant en pleine montée des tensions transatlantiques, interroge.

Quelques jours plus tard, Donald Trump a annoncé la levée des sanctions envisagées, invoquant un accord trouvé avec l’OTAN.

Officiellement, il s’agirait d’un compromis sécuritaire permettant d’apaiser les tensions transatlantiques et de rétablir un cadre de coopération plus constructif. Dans les faits, cette annonce marque surtout un net changement de ton, bien éloigné des menaces tarifaires brandies en début de semaine.

 

Dans cette séquence, le nerf de la guerre reste l’endettement américain. Les États-Unis ont accumulé une dette publique colossale qui dépasse aujourd’hui 124 % du PIB. Ce qui signifie que le pays doit plus qu’il ne produit en une année entière.

 

À l’échelle mondiale, cela se traduit par une dépendance accrue au financement extérieur : près d’un tiers de cette dette est détenu par des investisseurs étrangers (États, banques centrales et institutions privées) pour des montants qui s’élèvent à plusieurs milliers de milliards de dollars.

 

Au final, malgré une forte volatilité en milieu de semaine, les principaux indices boursiers terminent sans dégâts majeurs, portés par la désescalade politique de fin de période.

Une nouvelle illustration que les marchés corrigent sur les menaces… mais rebondissent dès que les faits reprennent le dessus.

Cours de clôture au 26-01-2026 (15h05) Source : https://fr.investing.com/indices/major-indices

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